gramophone

Vinicius de Moraes - En la fusa

Dans la série des souvenirs qui n’en finissent plus, en la fusa se pose ici. C’est avec notre premier lecteur cd familial que je découvre cet album. Il passe en boucle sur le Philips au même titre que le premier album de Keziah Jones. J’ai parfois l’impression que nous n’avions que deux Cds. Ce qui n’était probablement pas vrai. Mais ce qui signifie bien l’importance de ces deux albums et l’usure de ces disques à l’heure actuelle.

J’ai écouté cet album jusqu’à l’écœurement. En même temps que je découvrais Jao Gilberto, Stan Getz… Je me blasais de la bossa-nova. Bref, remisant cet album au placard, 10 ans passent avant que je ne monte un petit groupe de Bossa (on était deux) le temps d’une tournée. On avait deux semaines pour monter un répertoire de 3 heures alors que je n’avais jamais joué de bossa-nova. J’ai donc réécouté tous les jours cet album pour m’imprégner du style, de l’ambiance.
vinicius

C’est vraiment un album parfaitement exécuté. Les tubes s’enchaînent. Il n’y a rien à jeter. Tous les classiques de la bossa-nova sont là. Alors que le genre musical est étriqué dans ses caractéristiques, Vinicius, Toquinho et Bethania réussissent à transcender la chose. A rendre tout cela plus original que ça ne l’ai vraiment. A dépasser les formules basiques (qu’ils ont eux même créées). Bref, c’est l’album qui fait que la bossa-nova existe encore de nos jours. A posséder donc.

Un p’tit medley à écouter (avec un gros pain de Vinicius de Moraes qui chante ici de manière plutôt approximative) :
http://www.youtube.com/watch